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Mouvement Régionaliste Alsace d'Abord
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N°1 - Juin 2008 BULLETIN DU MOUVEMENT RÉGIONALISTE ALSACE D’ABORD
Bientôt 20 ans !
C’est en 1989 qu’est né le mouvement
régionaliste Alsace d’Abord.
Depuis
cette date, que d’événements, heureux
et malheureux, ont...
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N°1 - Juin 2008 BULLETIN DU MOUVEMENT RÉGIONALISTE ALSACE D’ABORD
Bientôt 20 ans !
C’est en 1989 qu’est né le mouvement
régionaliste Alsace d’Abord.
Depuis
cette date, que d’événements, heureux
et malheureux, ont émaillé la vie
de notre parti ! Alsace d’Abord est
un cas unique en France.
Jamais
aucun autre parti régionaliste n’a
pu s’inscrire durablement dans le
paysage politique où que ce soit en
France.
La tradition centralisatrice et
jacobine a toujours guidé les choix du
législateur chaque fois qu’il s’agissait
de voter les lois électorales, définir les
modes de scrutin, ou encore de voter
les lois sur le financement public des
partis politiques.
En dépit de toutes
les difficultés rencontrées, grâce à
l’opiniâtreté des Alsaciens, à leur
persévérance, à l’attachement à leur
région, le mouvement régionaliste a
su se frayer un chemin.
Grâce à vous,
nous avons progressé régulièrement,
jusqu’à atteindre 9,5 % des voix aux
élections régionales de 2004.
Ces
dernières années ont été difficiles pour
Alsace d’Abord.
Aujourd’hui, une
page se tourne, le mouvement change
deprésident.
Dorénavant,c’estJacques
Cordonnier qui conduira Alsace
d’Abord.
Lors de la récente réunion du
comité directeur, le nouveau président
a tracé les lignes directrices et défini les
objectifs du parti.
Qu’attendons-nous
de lui ? Qu’il donne au mouvement un
souffle nouveau, qu’il mette en place
de nouvelles structures et qu’il revienne
aux valeurs du commencement : la
défense des intérêts des Alsaciens et
de notre région.
Nous lui adressons
tous nos voeux de succès.
L.
A.
Entretien avec Jacques Cordonnier,
le nouveau président d’Alsace d’Abord.
En 2009, le mouvement régionaliste fêtera ses vingt années d’existence.
« On n’a pas
tous les jours 20 ans » dit la chanson.
Pour Alsace d’Abord, cet anniversaire est donc
l’occasion d’écrire une nouvelle page du régionalisme alsacien avec, à sa tête, un nouveau
président : Jacques Cordonnier.
Régionaliste ambitieux et européen pragmatique, l’homme
entend rassembler autour de lui celles et ceux qui souhaitent assumer clairement leur
amour d’une identité alsacienne et contribuer au développement politique, économique,
culturel et social de l’Alsace.
Retour au politique pour Alsace d’Abord, retour à l’essence du
régionalisme et volonté de faire de l’Alsace une région pionnière dans la quête de nouvelles
libertés institutionnelles.
• Jacques Cordonnier, le comité directeur
d’Alsace d’Abord vient de vous confier la
présidence du mouvement régionaliste.
Vous
succédez à son fondateur le plus connu, Robert
Spieler.
Mais vous étiez vous-même parmi ses
fondateurs ?
C’est en 1989 qu’une douzaine de personnes,
sous l’impulsion de Robert Spieler, ont décidé de
créer un mouvement politique nouveau, atypique
dans le paysage politique alsacien.
Je faisais
partie de ce groupe.
Très rapidement, le nombre
d’adhérents et de militants a
augmenté.
La plupart de ceux
qui ont participé à la création
d’Alsace d’Abord en sont
encore membres aujourd’hui.
• Pourquoi avoir choisi de
créer un parti au lieu de
défendre vos idées au sein
d’un parti national existant ?
Depuis longtemps, j’avais
fait le constat, avec Robert
Spieler, que les responsables
politiques alsaciens
appartenant aux grandes
formations nationales, de
droite comme de gauche, consacraient plus
d’énergie à appliquer en région les consignes de
Paris qu’à défendre les intérêts des Alsaciens.
AvantAlsaced’Abord,jen’avaisjamaisappartenu
à aucun parti politique, car aucune structure
ne proposait le programme qui correspondait à
mes idées : une région forte dotée d’une grande
autonomie, la plus grande indépendance possible
vis-à-vis de Paris, l’accélération de l’intégration
européenne, une opposition déterminée et sans
concession à l’immigration non européenne.
Le pari de créer un parti local - régionaliste,
européen et identitaire - il y a presque vingt
ans, était un pari difficile.
Nous avons dû faire
face à des obstacles considérables : problèmes
de financement, difficultés d’accès à la presse
locale, aucun accès aux médias nationaux.
En
dépit de ces écueils, nous sommes entrés au
conseil municipal de Strasbourg en 1989.
Puis en
1992, et en 1998, Spieler et moi avons été élus au
conseil Régional d’Alsace.
• La démission de Robert Spieler est une page
qui se tourne.
Comment l’analysez-vous ?
La modification du mode de scrutin aux élections
régionales, imposée par Raffarin et Sarkozy
en 2004 pour des raisons de basse politique,
a eu des conséquences fâcheuses pour notre
mouvement.
Malgré un renforcement en hommes
et en structures avec le ralliement d’autres élus
régionalistes et identitaires,
malgré des scores en forte
progression aux élections
régionales et cantonales,
nous n’avons eu qu’un
seul élu : Christian Chaton
qui est devenu conseiller
général du Haut-Rhin.
Peu
de temps après, après avoir
démissionné une première
fois de ses fonctions de
président d’Alsace d’Abord,
Robert Spieler a fait des choix
tactiques et stratégiques qui
n’étaient plus en adéquation
avec le programme d’Alsace d’Abord.
Sa
récente décision de participer à la constitution
d’une structure politique nationale n’était plus
du tout compatible avec les principes fondateurs
d’Alsace d’Abord.
• Comment allez-vous écrire l’avenir d’Alsace
d’Abord ?
Les élections municipales et cantonales de 2008
n’ont pas été favorables à notre mouvement.
Mais
c’est la vie politique qui est ainsi, avec des échecs
et des succès.
Je reste fidèle, en cette période
difficile, aux idées et aux valeurs qui ont toujours
été le ciment du mouvement régionaliste.
Le
message que j’ai adressé à nos élus, nos militant
et nos adhérents est un message d’espoir.
Nous
devons avoir de grandes ambitions pour notre
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