Pourquoi parle-t-on de Web 2.
0 ?
On a vu apparaître vers 2004 le terme de WEB 2.
0 et il évoquait un virage important que
le web était en train dʼamorcer.
Au début beaucoup se sont gaussés en affirmant que
cʼétait une nouvelle mode marketing dont les américains sont devenus des orfèvres.
Force
est de constater que quelques années plus tard le phénomène est de grande ampleur et
quʼil change jour après jour nos façons de voir et de faire.
Avant de parler de WEB 2.
0
évoquons ce quʼest le WEB 1.
0.
Il a démarré pour le grand public autour des années 95 et
a permis une émergence dʼun concept de «bibliothèque mondiale» qui sʼest incarnée par
les sites, les navigateurs et les moteurs de recherche.
On pouvait tout trouver, ou presque.
On se comportait en cueilleur de connaissances et en stockeur dʼinformations.
Il a vu la
floraison de millions de sites et de milliards de pages.
On peut considérer que le web 1.
0
est le WEB des connaissances.
Cette période dʼune dizaine dʼannées a aussi permis aux
internautes de devenir plus expérimentés et beaucoup plus nombreux, et aux technologies
de sʼaffiner afin de permettre un usage plus fin des monstrueuses capacités techniques de
machines et des débits du réseau de plus en plus importants.
Ce qui a amené à la
«cristallisation» du WEB 2.
0 qui est la deuxième couche de la révolution du WEB.
Elle
complète le WEB 1 et lui donne une nouvelle ampleur.
Car le WEB 2.
0 est le WEB des
personnes .
Il est majoritairement centré autour des valeurs dʼéchange et de partage.
On
passe de lʼindividuel au collectif.
De la consommation à la production.
De la recherche à
lʼinteraction.
Du pyramidal au réseau.
Lʼinternaute se met à produire, à commenter, à
proposer, à noter et évaluer.
Il devient un pouvoir et peut-être même «le» pouvoir car cʼest
sa dynamique qui fait aujourdʼhui toute la puissance du WEB 2.
0.
Les modes dʼexpression
sont plus riches (audio, video) et les nouvelles formes dʼinteractions sont infinies.
Le WEB
est devenu maintenant un lieu de vie, dʼexpression, dʼinteraction, de collaboration.
Tout est
en place sur le plan technique.
Il nʼy manque plus que du sens et des utopies !
Quelles sont ses grandes forces ?
Dʼabord la possibilité de vivre , dʼéchanger et de communiquer en sʼaffranchissant des
contraintes de temps et dʼespace.
Et ce de façon très vivante et agréable.
Quand on voit
la qualité des échanges audio et vidéo que lʼon peut avoir avec Skype on comprend à quel
point une technologie peut avoir une forte incidence sur le lien entre les personnes.
Grâce
à de nombreux services du WEB 2.
0 on crée une forme de continuité relationnelle qui
permet de mieux se comprendre, se connaître et dʼagir plus efficacement.
La majorité des
services proposés permet de nouvelles formes de communication entre personnes avec
trois constantes qui facilitent son appropriation.
Les services passent à 95 % par le
navigateur, ils sont simples à utiliser et ils sont gratuits dans leur version de base.
Ainsi on
peut essayer puis adopter si lʼon est satisfait.
On nʼachète pas en aveugle ! Tous ces
services sont de nouvelles briques pour nos constructions relationnelles.
Faut-il encore
avoir un sens des nouvelles architectures dʼéchange ! Son potentiel est énorme mais il
nous pose un défi de taille.
Saurons-nous rapidement être à la hauteur de ce quʼil nous
permet.
Quand on voit le niveau médiocre de ce qui sʼéchange sur des outils très puissant
comme Twitter ou Facebook on comprend que la technologie ne suffit pas pour les régler
les problèmes de relation.
Nous sommes dans une époque de «far west» des usages où
tout se fait, surtout le pire.
Donc nous avons un phénomène de grande force potentielle et
de grande faiblesse quant aux usages; même si des choses exceptionnelles sont faites
par quelques millions de pionniers.
Mais tout progrès majeur demande une période
dʼadaptation !
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